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Légendes, anecdotes ou vraies histoires ? Ces témoignages des anciens de Loucrup, transmis de génération en génération ont réussi à parvenir jusqu'à nous, grâce à M. Jean Laborde, qui est un peu la mémoire de Loucrup et que nous remercions. Et bien sûr, si vous connaissez d'autres histoires ou anecdotes sur Loucrup, n'hésitez pas à nous en faire part !


1- La cachette secrète


Dans les années 1965-70, Jean Laborde de Loucrup laboure son champ (chemin de Siaoubère). Au dernier sillon, alors qu'il allait s'en retourner, il aperçoit un trou.

Pas un grand trou, 30-40 centimètres environ. Curieux, il va l'observer de près : il est rempli d'eau. Il coupe une grande branche, elle s'enfonce entièrement !

Il décide alors de vider le trou avec une pompe puis d'y descendre. Et là surprise, un grand trou en forme d'oeuf, de deux mètres environ creusé à même la roche (du sable très dur) et un fond plat. C'est une cachette secrète.

Il trouve au fond du trou une pierre creusée qui devait servir de trappe.

Ce champ appartenait jadis à un dénommé "Monsieur De Vidalai" qui employait des domestiques.


On suppose que cette cachette servait à dissimuler quelques récoltes au seigneur afin de payer moins de redevances.

Jean Laborde nous montre la pierre qui servait de trappe à la cachette.



2 - Le camp de Romains et le parchemin mystérieux


Les anciens de Loucrup racontaient que les Romains avaient installé un camp à Loucrup sur la droite en allant vers Bagnères. La terre de ce monticule avait même était transportée à coups de casque par les soldats !

Ce point est également évoqué dans le livre du Bénaqués de l’abbé Duffourc.


Les gens de Loucrup affirmaient qu’un passage souterrain communiquait avec le camp de Montgaillard. Puis une vigne a été plantée à cet endroit. On y trouve aujourd'hui des châtaigniers.

Dans les années 1800, un habitant de Loucrup (famille Prat) découvre dans la vigne, au sommet de ce monticule un parchemin. Mais ce parchemin n'était pas écrit en français.

Heureusement, quelqu'un qui passait par là affirma pouvoir traduire le texte. On lui confia donc le document, mais on ne vit jamais plus ni la personne ni le parchemin à Loucrup ! On ne saura pas ce qui était écrit ...


3 - Le Signal des Wisigoths

A la sortie du village, en se dirigeant vers Bagnères, on aperçoit une croix sur la droite. Cette croix est située en limite de la commune de Loucrup car après cette croix vous êtes à Montgaillard. On l'appelle croix des Wisigoths car on raconte que les Wisigoths sont passés à cet endroit. Ce lieu s’est longtemps appelé Signal des Wisigoths.


En 1937, René Escoula dans ses "Glanes bagnéraises" (page 51) nous suggère de visiter Lourdes en passant par le Signal des Wisigoths. On employait donc encore cette expression pour le haut de la côte. Un arrêt de bus (aujourd'hui disparu) s'appelait arrêt des Wisigoths.



LES WISIGOTHS- La civilisation romaine était encore très brillante, lorsque les Wisigoths apparurent dans la région vers 412. Ces barbares déferleront sur une civilisation qui se laisse aller au farniente et dévasteront tout. Si bien qu'il reste très peu de traces historiques. Les Wisigoths avaient réussi à former un grand royaume comprenant l'Espagne et la Gaule jusqu'à la Loire et au Rhône : Toulouse était la capitale. Mais ce grand état dura peu de temps. En 507, le roi Wisigoth Alaric II fut vaincu et tué par Clovis qui s'empara de toute l'Aquitaine.  

4 - La tour à signaux

Des témoignages font état d'une tour à signaux dans les temps lointains sur la commune de Loucrup. Malheureusement personne ne peut situer l'endroit où elle était placée.


Si elle a existé, notre site pense que c’était en haut de la côte, sur la colline de Poueyarabe (présence d’un grand trou de forme carrée et appellation « Signal » des Wisigoths non loin).


Les tours à signaux étaient des éléments défensifs destinés à faire transiter une information d'un lieu à un autre à l'aide du feu (la nuit) et de la fumée (le jour). Ce système était déjà employé par les Romains et on en construisait encore en 1780 ! Les seigneurs qui dominaient la région utilisaient ce moyen de défense. La plupart du temps, ce dispositif avait un point central : le château du seigneur.


On trouve dans notre département une tour à signaux à Hèches et peut-être une à Oléac-Debat. A Vignec existait la Tourraque, tour à signaux dont ne subsistent que les fondements. Mais la plus proche, dont on peut encore voir les ruines, était à Labassère. Il serait intéressant d'aller sur place pour vérifier si Labassère et Loucrup pouvaient communiquer.


Un exemple de tour à signaux


5 - La Reine Jeanne

La Reine Jeanne III d'Albret était la mère d'Henri IV. Elle fut Reine de Navarre de 1555 à 1572. Elle est passée plusieurs fois par Loucrup, notamment pour aller prendre les eaux à Bagnères (Thermes de la Reine).


Des témoignages rapportent que la Reine Jeanne s'est arrêtée à Loucrup pour faire ferrer ses mules. Elle s'est arrêtée dans une forge sur la route des Pyrénées à la maison qu'on nomme aujourd'hui "chez Haouré". On raconte que le forgeron qui vivait dans la misère, aurait bénéficié d'une certaine aisance après le passage de la reine...


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